| |
|
| |
Prière |
 |
|
COMMENTAIRE DE SAINT CYPRIEN SUR LA PRIERE DU SEIGNEUR (Editeur : P. Roguet) Notre prière est publique et communautaire
Avant tout, le Christ, Docteur de la paix et Maître de l'unité, n'a pas voulu que la prière soit individuelle et privée, comme si l'on ne priait que pour soi. Nous ne disons pas: « Mon Père, qui es aux cieux », ni : « Donne-moi aujourd'hui mon pain de ce jour». Chacun ne demande pas pour lui seul, que sa dette lui soit remise, qu'il ne soit pas soumis à la tentation et qu'il soit délivré du Mal. Notre prière est publique et communautaire, et quand nous prions, ce n'est pas pour un seul, mais pour tout le peuple, car nous, le peuple entier, nous ne faisons qu'un.
Le Dieu de la paix et le Maître de la concorde, qui nous a enseigné l'unité, a voulu qu'un seul prie pour tous comme lui-même a porté tous les hommes en lui seul. Les trois jeunes Hébreux, jetés à la fournaise, ont observé cette loi de la prière. Lorsqu'ils priaient, leurs voix n'en faisaient qu'une, leurs esprits étaient accordés, ils n'avaient qu'un seul coeur. Nous pouvons croire ce que déclare l'Écriture en nous enseignant, comment ils priaient, elle donne un exemple que nous pouvons imiter dans nos prières, pour que nous puissions être exaucés comme eux: Alors, dit-elle, tous trois, d'une seule voix, chantaient un hymne et bénissaient Dieu. Ils priaient d'une seule voix, et pourtant le Christ ne leur avait pas encore enseigné à prier. Leur prière méritait d'être exaucée, elle fut efficace parce que la faveur du Seigneur était acquise à une prière pacifique, humble et spirituelle.
Nous voyons les Apôtres prier ainsi avec les disciples, après l'ascension du Seigneur: D'un seul coeur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères. D'un seul coeur, ils participaient fidèlement à la prière : l'assiduité en même temps que la concorde de leur prière montrait que Dieu, qui fait habiter dans sa maison ceux qui ont un seul coeur, n'admet dans sa demeure éternelle que ceux qui prient d'un seul coeur.
Comme les mystères de la prière du Seigneur, frères bien-aimés, sont nombreux et profonds! Ils sont contenus dans de brèves paroles, mais avec quelle richesse de vertu spirituelle. Absolument rien n'est omis, parmi tout ce que nous pouvons demander dans la prière; dans ce condensé de l'enseignement divin : Priez ainsi, dit le Seigneur: Notre Père qui es aux cieux. ~
L'homme nouveau, régénéré et rendu à son Dieu par la grâce divine, commence par dire Père, parce que désormais il est devenu fils. Le Verbe, dit saint Jean, est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l'ont reçu, et qui croient en son nom, il leur a donné le pouvoir de devenir fils de Dieu. Celui qui a cru en son nom et qui est devenu fils de Dieu doit donc commencer à rendre grâce et à professer qu'il est fils de Dieu, en appelant son Père le Dieu qui est aux cieux.
Lecture patristique de la 11ème semaine du temps ordinaire d'après le site http://services.liturgiecatholique.fr |
|
A l'appel puissant de ta prière, au milieu des Apôtres, ô Marie, est venu le souffle de l'Esprit promis : par Lui des hommes faibles furent transformés, par Lui l'Eglise fut engagée sur le chemin de la victoire. Ouvre nos âmes à l'Esprit de Dieu, pour qu'à nouveau, par lui, soient ébranlées les assises de ce monde. O Saint-Esprit, Tu es l'âme de mon âme. Je t'adore humblement. Sois ma lumière, sois ma force, sois mon guide et mon consolateur. Révèle-moi, dans toute la mesure où le permet le dessein éternel du Père, révèle-moi tes désirs. Fais-moi connaître ce que l'Amour éternel attend de moi. Fais-moi connaître ce que je dois faire. Fais-moi connaître ce que je dois souffrir. Fais-moi connaître ce que je dois, silencieusement, accueillir au plus intime de moi-même, ce que je dois supporter et endurer. Oui, ô Saint-Esprit, fais-moi connaître ta volonté, fais-moi connaître la volonté du Père. Car toute ma vie, je ne veux plus être qu'un oui perpétuel, un oui de tout instant aux désirs et au vouloir de Dieu le Père.
Prière du Père Joseph Kentenich
|
|
Haut de page  |
Avec 1500 évêques, le plus grand rassemblement d'évêques à Rome depuis le Concile Vatican II, le pape Jean-Paul II a consacré le nouveau millénaire au cœur immaculé de Marie, le 8 octobre 2000. Voici un extrait de son homélie :
"(La douceur du Seigneur soit sur nous ! Confirme l'ouvrage de nos mains !) ( Ps 89, 17)
Très chers frères dans l'épiscopat, au cours de notre Jubilé la bonté du Seigneur s'est posée sur nous avec abondance. La lumière et la force qui en émanent ne manqueront pas de renforcer l'"ouvrage de nos mains", c'est-à-dire le travail qui nous est confié dans le champ de Dieu qui est l'Eglise.
Nous soutenant et nous réconfortant, nous avons voulu souligner au cours de ces journées jubilaires la présence parmi nous de la Très Sainte Vierge Marie, notre Mère. Nous l'avons fait hier soir, en récitant ensemble le Rosaire ; nous le faisons aujourd'hui, avec l'Acte de confiance que nous accomplirons au terme de la Messe. Il s'agit d'un acte que nous vivrons dans un esprit collégial, en sentant proches de nous les nombreux Evêques qui, de leurs Sièges respectifs, s'unissent à notre célébration en accomplissant ce même Acte avec leurs fidèles. Que l'image vénérée de la Madone de Fatima, que nous avons la joie d'accueillir parmi nous, nous aide à revivre l'expérience du premier Collège apostolique, rassemblé en prière au Cénacle avec Marie, la Mère de Jésus. Reine des Apôtres, prie avec nous et pour nous, afin que l'Esprit Saint descende en abondance sur l'Eglise, et que celle-ci resplendisse toujours plus unie, sainte, catholique et apostolique. Amen. " |
|
Haut de page  |
ACTE DE CONSECRATION A MARIE
1 «Femme, voici ton fils» (Jn 19, 26) ! Tandis qu’arrive à son terme l’Année jubilaire, au cours de laquelle Toi, ô Mère, tu nous as offert à nouveau Jésus, le fruit béni de ton sein très pur, le Verbe fait chair, le Rédempteur du monde, ces paroles : "Femme, voici ton fils !" se font pour nous particulièrement douces, paroles qui nous renvoient à Toi, te constituant notre Mère. En te confiant l’Apôtre Jean, et avec lui les fils de l’Église, et même tous les hommes, le Christ, loin d’atténuer son rôle exclusif de Sauveur du monde, le confirmait. Tu es la splendeur qui n’ôte rien à la lumière du Christ, car tu existes en Lui et par Lui. En Toi, tout est "fiat" : tu es l’Immaculée, tu es transparence et plénitude de grâce. Voici donc tes enfants rassemblés autour de Toi, à l’aube du nouveau millénaire. Aujourd’hui, par la voix du Successeur de Pierre, à laquelle s’unit celle de nombreux Pasteurs rassemblés ici de toutes les parties du monde, l’Église cherche à se réfugier sous ta protection maternelle et implore avec confiance ton intercession face aux défis de l’avenir.
2 En cette année de grâce, de nombreuses personnes ont vécu, et vivent actuellement, la joie surabondante de la miséricorde que le Père nous a donnée dans le Christ. Dans les Églises particulières répandues à travers le monde, et plus encore ici au centre de la chrétienté, les catégories les plus diverses de personnes ont accueilli ce don. Ici même, l’enthousiasme des jeunes a retenti, ici même, s’est élevé le cri implorant des malades. Ici même, sont venus des prêtres et des religieux, des artistes et des journalistes, des travailleurs et des hommes de science, des enfants et des adultes, et tous ont reconnu dans ton Fils bien-aimé le Verbe de Dieu, fait chair en ton sein. Obtiens pour nous, ô Mère, par ton intercession, que les fruits de cette Année ne soient pas perdus, et que les germes de grâce se développent jusqu’à la pleine mesure de la sainteté, à laquelle nous sommes tous appelés.
3 Aujourd’hui, nous voulons te confier l’avenir qui nous attend, te demandant de nous accompagner sur le chemin. Nous sommes les hommes et les femmes d’une époque extraordinaire, aussi exaltante que riche de contradictions. Aujourd’hui, l’humanité possède des moyens de puissance inouïe : elle peut faire de ce monde un jardin, ou le réduire à un amas de cendres. Elle a acquis des capacités extraordinaires d’intervention sur les sources mêmes de la vie : elle peut en user pour le bien, dans le cadre de la loi morale, ou bien céder à l’orgueil aveugle d’une science qui n’accepte pas de limite, au point de bafouer le respect dû à tout être humain. Aujourd’hui plus que jamais, l’humanité est à une croisée de chemins. Et, une fois encore, le salut est entièrement et seulement, ô Vierge Sainte, dans ton Fils Jésus.
4C’est pourquoi, ô Mère, comme l’Apôtre Jean, nous voulons te recevoir chez nous (cf. Jn 19, 27), pour que tu nous apprennes à nous conformer à ton Fils. « Femme, voici tes fils !» Nous sommes ici, devant toi, pour confier à tes soins maternels nous-mêmes, l’Église, le monde entier. Implore pour nous ton Fils bien-aimé, afin qu’il nous donne en abondance l’Esprit Saint, l’Esprit de vérité qui est source de vie. Accueille-le pour nous et avec nous, comme au temps de la première communauté de Jérusalem, rassemblée autour de toi le jour de la Pentecôte (cf. Ac 1, 14). Que l’Esprit ouvre les cœurs à la justice et à l’amour, qu’il conduise les personnes et les nations à la compréhension réciproque et à une ferme volonté de paix. Nous te confions tous les hommes, à commencer par les plus faibles : les enfants non encore venus au jour et ceux qui sont nés dans des conditions de pauvreté et de souffrance, les jeunes à la recherche de sens, les personnes privées de travail et celles qui sont éprouvées par la faim et la maladie. Nous te confions les familles désagrégées, les personnes âgées privées d’assistance et tous ceux qui sont seuls et sans espérance.
5 Ô Mère, Toi qui connais les souffrances et les espérances de l’Église et du monde, assiste tes enfants dans les épreuves quotidiennes que la vie réserve à chacun et fais que, grâce aux efforts de tous, les ténèbres ne l’emportent pas sur la lumière. À toi, aurore du salut, nous confions notre marche dans le nouveau millénaire, afin que, sous ta conduite, tous les hommes découvrent le Christ, lumière du monde et unique Sauveur, qui règne avec le Père et l’Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amen.
|
|
Haut de page  |
|
|
|