| |
|
| |
Le Sanctuaire |
 |
|
|
|
Présentation du Sanctuaire.
Schoenstatt, chemin d'alliance, page 35 et suivantes :
Comment le Père Kentenich a-t-il été mis en possession de la chapelle?
Le 27 octobre 1912 a été créé un lien institutionnel sous forme d'une
association, puis d'une congrégation. Ce lien porte la marque mariale.
Pour renforcer l'allégeance des jeunes membres, le Père cherche à les
relier à un lieu. Il sait à quel point l'être humain peut s'identifier
non seulement avec un autre être, mais encore avec un lieu. La petite
chapelle a été désaffectée à partir du moment où la nouvelle école a
été ouverte en 1912 sur la hauteur. Elle sert de remise pour les outils
du jardin. Au Moyen-Age, elle s'élevait au milieu du cimetière des
moniales. Le Père spirituel demande l'affectation du petit sanctuaire à
la nouvelle congrégation mariale. Le Père Kolb lui accorde
l'autorisation en juillet 1914; en plus, il lui fait don d'une statue
de saint Michel.
C'est d'une voix forte que le Père spirituel continue, en ce 18 octobre
1914: «Quand Pierre vit la splendeur de Dieu sur le Thabor, il s'écria
avec ravissement: "Qu'il est bon de se trouver ici! Construisons trois
tentes."
Cette parole me revient sans cesse à l'esprit. Plus d'une fois je me
suis demandé: Ne serait-il donc pas possible que notre petite chapelle
devienne également notre Thabor sur lequel se manifesterait la
splendeur de Marie ? Nous ne pourrions certainement pas réaliser de
plus grande action apostolique, ni laisser à nos successeurs un
héritage plus précieux, qu'en amenant notre Maîtresse et Souveraine à
ériger ici, d'une manière spéciale, son trône, à y distribuer ses
trésors et opérer les miracles de la grâce.
Vous devinez ce à quoi je vise: Je voudrais bien instituer en ce lieu
un pèlerinage, en faire un lieu privilégié pour notre maison, pour
toute la Province allemande, peut-être encore par-delà. Tous ceux qui
viennent ici pour prier, qu'ils fassent l'expérience de la splendeur de
Marie et qu 'ils reconnaissent: il fait bon de se trouver ici... Une
idée audacieuse, presque trop audacieuse pour le monde, mais pas pour
vous. Que défais dans l'histoire du monde, le petit, l'insignifiant
n'a-t-il pas été à la source de grandes, de très grandes choses. »
L'idée d'instituer de son propre chef, d'autorité, un lieu de
pèlerinage est venu au Père Kentenich à la lecture d'un article paru
dans la Allgemeine Rundschau, le 18 juillet 1914. L'article relatait
comment un avocat italien, Bartolo Longo, avait, de sa propre
initiative, institué en 1871 un pèlerinage mariai dans les ruines de
Pompéi. Ce pèlerinage était florissant. Le fondateur de Schoenstatt va
plus loin. Il demande à la Mère de Dieu d'élever son trône en ce lieu
où elle distribuerait, dès lors, ses trésors.
Avec audace il fait parler la Mère de Dieu. Auparavant, il reproduit
les paroles d'un Archange, en une circonstance et un pays qui, ce jour,
doit provoquer un écho singulier dans le cœur de ces jeunes Allemands.
Il y a moins de deux mois, le 28 juillet 1914, la guerre a éclaté en
Europe. La France est l'ennemie. Et voici que la sublime figure de
Jeanne d'Arc est évoquée en ce lieu, et en ce moment tragique: «C'était
il y a plus de cinq cents ans. Dans une guerre sanglante, Anglais et
Français s'entre-déchiraient. Déjà la France se trouvait sur le point
d'être totalement anéantie. Au même moment, une jeune fille française,
une simple villageoise, lutte, par la prière, pour sauver son roi.
Soudain, l'archange Michel lui apparaît et lui dit: "Celle que Dieu
reconnaît pour sa Mère, m'a ordonné d'aller vers toi pour t'annoncer
que tu dois saisir l'épée, revêtir l'armure et défendre la cause de la
justice.
Tu libéreras la ville d'Orléans de l'ennemi et tu amèneras le roi à
Reims pour qu 'il soit couronné. Dans l'église de Sainte-Catherine, à
Fierbois, une épée est enterrée derrière l'autel: fais-la chercher et
ceins-toi les reins de cette épée. " La jeune fille s'appelait Jeanne
d'Arc... J'ai l'impression qu 'en ce moment Notre-Dame nous parle, ici
dans cette vieille petite chapelle, par la bouche du saint Archange:
"Ne vous faites pas de souci pour la réalisation de votre désir. Ego
diligentes me diligo : J'aime ceux qui m'aiment. Prouvez-moi d'abord
que vous m'aimez vraiment, que vous prenez au sérieux votre résolution.
Vous en avez la meilleure occasion maintenant. D'après les plans de la
divine Providence, la grande guerre européenne doit être, pour vous, un
moyen extraordinaire pour favoriser l'œuvre de votre sanctification
personnelle. Cette sanctification, je la réclame de vous. Elle est la
cuirasse dont vous vous révélez. "»
Et le discours se poursuit, lyrique, puissant, formidable. La guerre
est un fruit empoisonné du péché...
Pas le moindre son belliqueux dans ces paroles enflammées, jaillies du
cœur et portées par un esprit irradié. Et pourtant, en ces jours-là,
l'inflation verbale guerrière est à son comble. Dans quelques semaines
l'Allemagne aura ternisse ses ennemis... Quant au Père Kentenich, il
évoque •• k-s fleuves de sang», «les torrents de larmes», la
sancti-lîcution personnelle.
Pour tout autre que le Père Kentenich, on pourrait penser à une envolée
oratoire, un grossissement par l'émotion, ,i des figures de style. Pour
lui il s'agit, tout au contraire, d'une réalité tangible, d'un geste
délibéré, raisonné qui entend faire violence au Ciel (Le 16, 16). Cette
folie des Lubies, Dieu la choisira pour confondre ce qui est fort aux
\eiix du monde (1 Co 1,27). Le geste n'a pas été sans .ippréhension.
Plus tard, le Père Kentenich dira qu'il s'agit île l'acte de foi le
plus audacieux de sa vie, d'un «saut de /./ mort pour la raison, la
volonté et le cœur». II prend simplement l'Evangile au mot, tout
disponible qu'il est intérieurement pour servir d'instrument à la
volonté de Dieu.
Les jeunes gens qui l'écoutent partiront bientôt au front. Cinq d'entre
eux paieront de leur vie cette lutte fratricide. Cinq sur une vingtaine
7.
Voilà ce qui s'est passé dans la petite chapelle du xine siècle8, le 18
octobre 1914, trois mois après que, sur un pont de Sarajevo, un garçon
de leur âge eut assassiné l'Archiduc François-Ferdinand et son épouse,
déclenchant la plus féroce des guerres qu'eut connu l'histoire.
Un prêtre et une vingtaine de jeunes réunis dans une chapelle. Un
discours inspiré. L'événement est, en apparence, des plus modestes.
C'est sans compter que la foi déplace les montagnes (Me 11,23).
Certaines paroles dépassent singulièrement les jeunes gens présents.
Elles sortent de l'esprit d'un visionnaire, de la bouche d'un prophète.
S'il ne mesure pas toute la portée historique de ses paroles, le Père
Kentenich pressent qu'il s'adresse à une immense foule de son temps, et
des temps futurs. Aussi l'événement du 18 octobre 1914 est-il l'acte
fondateur de l'œuvre de Schoenstatt. Et les paroles du Père Kentenich,
le document de fondationy.
Et, ô merveille, les montagnes se déplaceront! Depuis lors, des
décennies de prodiges ont concrètement réalisé l'Alliance du 18 octobre
1914. La Mère de Dieu a élevé son trône dans la petite chapelle, au
cœur de Schoenstatt. Des communautés d'adoration et d'action
fleuriront. De toute évidence, ce n'est pas là œuvre humaine, mais
céleste. C'est l'Œuvre de Marie, «Mère trois fois admirable». Les
membres de Schoenstatt savent, d'expérience, que c'est elle, très
concrètement, qui dirige l'Œuvre. Signes et preuves en sont
innombrables.
Prodige également du pèlerinage, institué d'autorité par la
Congrégation mariale. Bon an, mal an, c'est par dizaines de milliers
que les pèlerins affluent en ce «beau lieu», où le Ciel déverse si
visiblement ses grâces...
7. Les restes de deux d'entre eux, Hans Wormer et Max Brunner, tombés
sur le front en France, ont été ramenés en 1934 à Schoenstatt et
enterrés derrière la chapelle oe la fondation. Ils avaient offert leur
vie pour l'œuvre du Père Kentenich.
8. La chapelle dédiée à saint Michel avait été détruite à plusieurs
reprises, la première fois en 1636, pendant !a guerre de Trente ans.
Reconstruite une dernière fois au xixe siècle, elle avait changé
maintes fois de propriétaire. Elle fut acquise par les Pallottins, le 3
juin 1901 ; elle leur appartient encore aujourd'hui.
9. Voir Annexe 3. |
|
Haut de page  |
Une image controversée
Six mois plus tard, à la fin du mois d'avril 1915, un membre de la Congrégation mariale d'IngolstadtI0, un professeur du nom de Hiiggle, apporte à Schoenstatt une gravure de la Vierge à l'Enfant, pour en orner la chapelle. Il s'agit d'une reproduction polychrome d'un tableau peint en 1898 par un Italien, Luigi Crosio. Le style sulpicien déplaît aux grands élèves, et c'est dans la perplexité qu'on accroche l'image au-dessus de l'autel, faute de mieux.
Cette image est devenue, avec la petite chapelle, l'un des deux symboles de Schoenstatt. Son style photographique heurte le sens artistique de nombre de personnes cultivées. •< Après que le Mouvement eût grandi avec elle, dit le Père Kcntenich, on ne peut plus l'en séparer... Et c'est bien tiinsi... Si l'image et la chapelle étaient adaptées au goût de 10 La Congrégation mariale d'Ingolstadt, ville située en Bavière, a été fondée « ii 1 595 par le Père Jakob Rem, jésuite, dans le courant du renouveau de l'Eglise • i<mi les Jésuites étaient les artisans les plus ardents. Ce courant s'inscrit dans le monument général de la Contre-Réforme catholique. Ingolstadt avait, à ce iMomcnl-là, une université réputée, fondée en 1472, qui sera transférée, en 1826, i Munich. Au temps du Père Rem, l'université était placée sous l'autorité de la 1 Dinpagnie de Jésus.
I c rayonnement d'Ingolstadt contribua beaucoup à une floraison printanière ii ITglise en Allemagne du Sud, à partir du xvne siècle. Le Père Kentenich a Munition que Schoenstatt serait pour notre temps au plan mondial, en terme de •< pm\aiion morale et spirituelle, ce qu'Ingolstadt fut en son temps pour une par- >•- .li- l'Allemagne.
L 'homme moderne, le Mouvement pourrait succomber rapidement au danger d'un certain naturalisme, ou d'un esthétisme religieux, ou encore d'un intellectualisme, et ce serait son glas funèbre... Par l'image, le scandale de la croix s'impose en permanence au Mouvement et lui assure un support pour l'action de la grande loi du Royaume de Dieu : Et exaltavit humiles, // a élevé les humbles (Le 1, 52).» D'ailleurs, dans la tradition catholique, pour nombre d'images et de statues vénérées, dans des lieux de pèlerinage, par exemple, le point de vue esthétique est très secondaire.
Quoi qu'il en soit, l'image de la Vierge à l'Enfant fait maintenant partie de la famille, elle constitue un morceau de son histoire. Elle est partout : chapelles, chambres, salles, réfectoires, halls d'entrée. Tous s'accordent d'ailleurs à reconnaître qu'en vivant constamment dans son aura, on ne peut pas ne pas finir par l'aimer. Le regard de la Vierge révèle une tendresse presque implorante. On voit la pression des doigts de la mère sur le bras de son enfant, qu'elle serre contre elle d'un geste merveilleusement maternel, dans l'enveloppement commun du voile. L'enfant regarde dans un ailleurs où l'on sent vibrer son cœur de l'échange d'amour entre les deux êtres. Il semble que va jaillir sur ses lèvres le mot infiniment tendre de tout enfant blotti contre celle qui l'a mis au monde: «Maman». A quoi bon ergoter sur l'art quand il s'agit d'amour. Ecarterait-on l'unique photo d'une mère sous prétexte qu'elle n'est pas esthétique? C'est avec le regard intérieur qu'il faut considérer la Vierge de Schoenstatt. Et qu'il faut se laisser pénétrer par elle.
«Nous l'avons baptisée "Mater ter admirabilis", "Mère trois fois admirable"11. C'est sous ce titre que nous l'honorerons désormais dans la petite chapelle de notre congrégation », écrit le Père Kentenich, en juin 1915, à l'un de ses élèves, soldat sur le front. 11. Ce titre de la Vierge remonte à une vision que le Père Jakob Rem eut, le 6 avril 1604, à Ingolstadt. Elle est admirable par sa puissance, sa sagesse et sa bonté ; admirable également comme génitrice, nourricière et éducatrice. Admirable, avant tout, comme fille, mère et épouse dans le sein de la Très Sainte Trinité. |
|
Haut de page  |
La multiplication du petit Sanctuaire p. 107
C'est au cours de ce voyage que le Père voit à Nueva Helvecia, Uruguay, le Sanctuaire dont l'étonnante nouvelle lui était parvenue à Dachau. Là-bas, disait une lettre, les Sœurs de Marie ont fait construire une exacte réplique du Sanctuaire de Schoenstatt. Délicatesse toute féminine: ces Sœurs, mues par la fidélité au lieu de grâce où tout a commencé et d'où l'œuvre est dirigée par la Mère de Dieu, poussées sans doute aussi par la nostalgie, le «Heimweh» gui, au loin, frémit avec tant de force dans l'âme allemande, elles ont édifié à l'identique, sur la terre lointaine, par-delà l'océan, l'élément le plus précieux du pays natal, le plus sacré du domaine mariai de Schoenstatt. Le Père Kentenich est profondément touché par ce témoignage concret de piété filiale.
Mais il y a plus important encore aux yeux du Père. Quand il apprend cette nouvelle à Dachau, il y voit un signe du Ciel. Dans ses tentatives de faire partager sa vision tic l'Œuvre de Schoenstatt à ses compagnons du camp de concentration, - avant tout des prêtres français, italiens, polonais et tchèques, - il butte constamment sur un obstacle psychologique. Les prêtres même les plus libres inté-i icurement ont du mal à accepter un Mouvement d'origine allemande qui, de plus, établit un lien très fort avec un sanctuaire situé en Allemagne. Dans cette situation délicate, la nouvelle de la construction d'une fidèle réplique du Sanctuaire originel est reçue par le Père comme un message divin libérateur. Si chaque peuple peut avoir chez lui ce lieu de grâce, le sentiment anti-allemand n'a plus d'objet. Avec son sens aigu du symbole et son immense ferveur mariale, il voit là un de ces signes du Ciel par lesquels la Mère de Dieu agit à la tête de l'Œuvre. Il encouragera désormais les communautés à imiter cet exemple, tout en conseillant de construire auprès du Sanctuaire un Centre de formation spirituelle.
L'édification à l'identique, partout dans le monde, du petit Sanctuaire de Schoenstatt, ne peut cependant se comprendre tout à fait que si l'on associe au puissant esprit de famille qui caractérise le Mouvement, le souvenir de ce petit groupe de Sœurs allemandes d'Uruguay, coupées du pays natal par une guerre sans merci qui, de surcroît, menaçait d'éliminer brutalement le Père fondateur déporté dans un camp de concentration.
Depuis lors, l'exemple de Nueva Helvecia a fait école. Partout où s'implante une communauté schoenstattienne, on songe à édifier le fameux petit Sanctuaire, cœur de la communauté et lieu d'adoration du Seigneur, sous le regard maternel de Marie.
En 1985, année du Centenaire du Père Kentenich, il existe une centaine de ces fidèles répliques du Sanctuaire de Schoenstatt. L'expérience montre que ces Sanctuaires sont partout sources de grâces, lieux nourriciers de la foi et soutien de l'esprit de prière. Avant de quitter l'Amérique du Sud, le Père institue les trois Provinces sud-américaines des Sœurs de Marie, celles du Brésil, du Chili et celle de l'Argentine-Uruguay. Le 11 octobre 1947, le Père Kentenich est de retour à Schoenstatt pour y participer à la Semaine d'Octobre. Dès le 20 de ce mois, il est en Suisse pour y prêcher une retraite. Le 7 novembre, il s'apprête à s'envoler pour l'Afrique duj Sud, quand des difficultés bureaucratiques de passeport lujij font retarder le voyage. Le 29 décembre 1947, il prend!» l'avion à Genève pour Johannesbourg.
Il reste en Afrique du Sud jusqu'au 4 avril 1948. Commet en Amérique latine, il déploie une intense activité dans ce] pays. Retraites pour prêtres, conférences, rencontres dof toutes sortes. Mais avant tout, séjours d'information et d» formation dans les communautés de Schoenstatt. Commôjj il l'a fait lors de son précédent voyage, il donne une struoV ture permanente aux communautés des Sœurs de Marie^j en instituant la Province sudafricaine. Il tient aussitôt avea( les responsables des communautés un chapitre provinciafj en vue d'établir un bilan de quinze années de présence des Sœurs de Marie sur cette terre. Le problème racial auquel les Sœurs sont constamment confrontées occupe une bonne place dans les échanges. Le Père Kentenich évoque ce problème dans le rapport substantiel qu'il rédige au lerme du voyage. C'est au cours de ce séjour qu'il apprend l'heureuse nouvelle de la reconnaissance officielle, par le Vatican, de l'Institut séculier des Sœurs de Marie.
De là, le Père Kentenich s'envole pour un second séjour en Amérique du Sud. L'exemple de Nueva Helvecia n'a pas tardé d'être imité. Le 11 avril 1948, le Père consacre un Sanctuaire à Santa-Maria, dans le Rio Grande do Sul, l'Etat le plus méridional des Etats-Unis du Brésil. Deux semaines plus tard, il pose la première pierre d'un sanctuaire à Londrina, dans l'Etat brésilien du Parana. Après un court séjour au Chili, c'est l'envol pour les Etats-Unis, où il est accueilli, le 5 juin 1948, à Chicago, par les Pères Pallottins de la résidence de Milwaukee. Il se rend aussitôt dans cette dernière ville, sans deviner le moins du monde le rôle qu'elle jouera, à partir de 1951, dans sa vie accablée d'épreuves.
Au moment où le Père Kentenich arrive pour la première fois aux Etats-Unis, il n'y a pas encore de communauté de Schoenstatt dans ce pays. La guerre vient de placer la grande démocratie américaine en tête de la famille des nations. Une entreprise apostolique à l'échelle plané-uiire ne saurait s'imaginer sans un point d'appui dans ce pays qui, de surcroît, est placé aux avant-postes du monde libre. L'entrée en guerre des Etats-Unis avait probablement sauvé l'Europe de la domination nazie. Sa présence .irmée permanente sur le sol européen réussit à endiguer l'expansionisme soviétique de l'après-guerre. A un plan purement personnel, le Père Kentenich ne saurait oublier qu'il doit sa libération de Dachau à l'avance des troupes américaines. Foulant pour la première fois la terre du Nouveau Monde, il visite les grands centres urbains de la une orientale, la capitale, les Etats bordant le Mississippi. Il aboutit au Texas, où il convient avec l'évêque de Corpus ( hristi, ville située sur le Golfe du Mexique, de rétablissement d'une communauté des Sœurs de Marie, ville dont
|
|
Haut de page  |
Le Sanctuaire de l’Unité.
Il existe un
Sanctuaire à côté de Cambrai, sur le site où Joseph Engling est mort.
Par la suite, nous mettrons en ligne des photos de ce Sanctuaire. |
|
Vers un futur sanctuaire en France ?
Peut-on espérer un jour voir bénir un nouveau Sanctuaire sur la terre de France ? Dieu seul le sait. Ce qui est certain, c’est qu’aucun Sanctuaire n’existe sans être porté matériellement et spirituellement par une communauté correspondante. |
|
|
|