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Les premiers samedis du mois |
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Récit de la troisième apparition de Marie aux trois enfants de Fatima, le 13 juillet 1917, d'après le quatrième Mémoire de Sœur Lucie, rédigé à Tuy sur la demande de l"évêque et de ses supérieurs, daté du 8 décembre 1941 :
« Quelques moments après notre arrivée à la Cova da Iria, près du chêne vert, parmi une grande foule de gens, alors que nous récitions le chapelet, nous vîmes le reflet de la lumière habituelle et, ensuite, Notre-Dame sur le chêne vert.
Que me voulez-vous ? demandai-je.
Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu'elle seule pourra vous secourir.
Je voudrais vous demander de nous dire qui vous êtes, et de faire un miracle afin que tous croient que vous nous apparaissez.
Continuez à venir ici tous les mois. En octobre, Je dirai qui Je suis, ce que Je veux et Je ferai un miracle que tous verront pour croire.
Ici, je fis quelques demandes dont je ne me souviens pas. Ce dont je me souviens, c'est que Notre-Dame dit qu'il était nécessaire de dire le chapelet afin d'obtenir ces grâces dans l'année. Et Elle continua :
Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice : «O Jésus, c'est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Coeur Immaculé de Marie».
En disant ces dernières paroles, Elle ouvrit de nouveau les mains, comme les deux derniers mois. Le reflet parut pénétrer la terre et nous vîmes comme un océan de feu, et plongés dans ce feu, les démons et les âmes [suit le texte de la vision de l’enfer] Effrayés, comme pour demander secours, nous avons levé les yeux vers Notre-Dame qui nous dit avec bonté et tristesse :
Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Afin de les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon coeur immaculé. Si vous faites ce que je vous dis, beaucoup d'âmes seront sauvées et vous aurez la paix. La guerre va finir. Mais, si on ne cesse d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, il en commencera une autre, pire encore. Lorsque vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue *, sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne, qu'il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et de persécutions contre l'Église et le Saint-Père.
Afin de l'empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon coeur immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. A la fin, mon coeur immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et un certain temps de paix sera accordé au monde. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc. Ceci, ne le dites à personne. A François, vous pouvez le dire. Lorsque vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : «O mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l'enfer ; emmenez au Paradis toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin.
Il y eut un instant de silence et je demandai :
Vous ne me voulez rien de plus ?
Non. Aujourd'hui je ne te demande rien de plus.
Et, comme d'habitude, elle commença à s'élever en direction du levant jusqu'au moment où elle disparut dans l'immensité du firmament. »
* aurore boréale de la nuit du 25 janvier 1938. |
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Texte de la grande promesse du Coeur de Marie lors de l'apparition de Pontevedra (Espagne)
Ce texte a été écrit à la troisième personne par Sœur Lucie, par humilité.
J. M. J.
Le 17 décembre 1927, elle se rendit près du tabernacle pour demander à Jésus comment satisfaire la demande qui lui était faite, si l'origine de la dévotion au Coeur Immaculé de Marie était renfermée dans le secret que la très sainte Vierge lui avait confié.
Jésus, d'une voix très claire, lui fit entendre ces paroles :
- Ma fille, écris ce qu'on te demande ; et tout ce que t'a révélé la très sainte Vierge dans l'apparition où elle t'a parlé de cette dévotion, écris-le aussi ; quant au reste du secret, continue à garder le silence.
Ce qui en 1917 fut confié à ce sujet, est ce qui suit : Elle demanda à la Vierge de les emmener au ciel. La très sainte Vierge lui répondit : «Oui, Jacinthe et François iront bientôt ; mais toi tu demeureras ici pour un certain temps. Jésus veut se servir de toi pour me taire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon coeur immaculé. A qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi pour orner son trône».
«Je vais demeurer ici toute seule ?» dit-elle avec tristesse.
«Non, ma fille, jamais je ne te laisserai. Mon coeur immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu'à Dieu».
Le 10 décembre 1925, la très sainte Vierge lui apparut, et à son côté un Enfant porté sur un nuage lumineux. La très sainte Vierge, lui posant la main sur l'épaule, lui montra en même temps, un coeur entouré d'épines, qu'elle tenait dans l'autre main.
Au même moment, l'Enfant lui dit : «Prends pitié du coeur de ta très sainte Mère, entouré des épines que les hommes ingrats y enfoncent à tout moment, sans qu'aucun acte de réparation ne soit fait pour les en retirer».
Ensuite la très sainte Vierge dit :
«Vois, ma fille, mon coeur entouré d'épines que les hommes ingrats y enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, au moins, tâche de me consoler et dis qu'à tous ceux qui pendant cinq mois, le premier samedi se confesseront, recevront la sainte communion, réciteront un chapelet, et passeront quinze minutes avec moi en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l'heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme.
Le 15 Février 1926, l'Enfant Jésus lui apparut de nouveau. Il lui demanda si elle avait déjà répandu la dévotion à sa Très Sainte Mère. Elle lui fit part des difficultés qu'avait le confesseur, et dit que la Mère Supérieure était disposée à la propager, mais que le confesseur lui avait dit que, seule, elle ne pouvait rien. Jésus répondit :
«C'est vrai que ta Supérieure, seule, ne peut rien ; mais avec ma grâce elle peut tout».
Elle présenta à Jésus la difficulté qu'auraient certaines âmes à se confesser le samedi, et elle demanda que la confession dans les huit jours soit valable. Jésus répondit :
«Oui, elfe peut être faite même au-delà, pourvu que, en me recevant on soit en état de grâce et qu'on ait l'intention de faire réparation au coeur immaculé de Marie».
Elle demanda :
«Mon Jésus ! Et ceux qui oublieront de formuler cette intention ?» Jésus répondit :
« Ils pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu'ils auront de se confesser».
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